Les réseaux sociaux ont propulsé Fatou Guinea au rang de star en ligne, et lui ont offert une visibilité qui dépasse largement les frontières. Mais avec cette notoriété virtuelle viennent aussi les dérives et les critiques, des aspects que l’influenceuse n’hésite pas à aborder de manière franche et sans filtre. Au-delà de ses vidéos humoristiques, Fatou utilise sa plateforme pour réfléchir sur le pouvoir des réseaux sociaux et leurs impacts sur la société, notamment sur les jeunes générations.
Dans plusieurs de ses interviews, Fatou Guinea a exprimé sa gratitude envers les réseaux sociaux pour lui avoir offert une carrière. Elle a commencé petit à petit sur Snapchat, Instagram ou encore Facebook, où elle postait des vidéos qui mettaient souvent en scène sa relation avec sa mère. Des sketchs pleins de sincérité et d’humour qui lui ont permis de fidéliser une large audience. Mais elle ne cache pas qu’au fur et à mesure que sa popularité grandissait, les revers de la médaille se sont aussi fait sentir.
L’influenceuse a plusieurs fois été confrontée aux dérives du cyberharcèlement, des critiques racistes, ou encore des remarques malveillantes. « Les réseaux sociaux sont un lieu où tout le monde a une opinion, mais parfois, les gens oublient qu’il y a un être humain derrière l’écran », confie-t-elle. Elle explique qu’au début, elle prenait à cœur chaque commentaire négatif, notamment ceux qui ciblaient son physique ou ses origines. « C’était difficile à gérer. On ne s’attend jamais vraiment à ce que des inconnus puissent être aussi méchants gratuitement », ajoute-t-elle.
Fatou a notamment évoqué les attaques qu’elle et Samir, son partenaire d’antan avec qui elle tournait assez de contenus, ont reçues en raison de leurs origines. « Le racisme sur les réseaux sociaux est tellement banalisé que les gens ne se rendent plus compte de l’impact de leurs paroles. Avec Samir, on a dû faire face à des commentaires racistes et haineux, juste parce qu’on formait un duo mixte. » Elle explique que ces insultes venaient de leurs propres communautés et rendait la situation encore plus difficile à accepter. Malgré cela, elle a toujours choisi de répondre avec calme et dignité, sans tomber dans la provocation.
Pour Fatou, il est essentiel de montrer que, même dans cet univers où tout semble éphémère et superficiel, il est possible de garder un lien avec la réalité et de ne pas se laisser emporter par les attentes virtuelles. Elle avoue qu’à plusieurs reprises, elle a pensé à quitter les réseaux, mais sa passion pour le divertissement et sa communauté l’ont retenue. « C’est facile de se perdre dans ce monde d’apparences, mais il est important de se rappeler qui on est, d’où l’on vient, et de rester fidèle à soi-même », souligne-t-elle.
Fatou a également évoqué les pressions exercées sur les jeunes par les réseaux sociaux. « Tout le monde cherche à montrer une vie parfaite en ligne, mais ce n’est pas la réalité. Je vois des jeunes qui veulent être influenceurs juste pour les cadeaux ou la notoriété, sans se rendre compte du travail et des sacrifices que cela implique. » Elle pointe du doigt l’idéalisation des influenceurs et la fausse perception de la réussite qu’ils véhiculent. Pour elle, il est primordial que les jeunes ne cherchent pas à reproduire des modèles de vie qui ne leur correspondent pas.
Dans ses messages à sa communauté, elle insiste sur l’importance de ne pas se laisser définir par les réseaux sociaux. « Ce n’est pas parce que tu n’as pas 10 000 abonnés que tu ne vaux rien. Ce n’est pas le nombre de likes qui définit qui tu es ou ce que tu vaux », rappelle-t-elle souvent à ses abonnés. Selon elle, la réussite ne se mesure pas en chiffres, mais en épanouissement personnel et en accomplissements réels.
Les réseaux sociaux lui ont certes permis de réaliser certains de ses rêves et de toucher des millions de personnes, mais elle n’hésite pas à alerter sur les dangers et les dérives qui accompagnent cette notoriété. Elle prône un usage plus responsable des plateformes, et invite ses abonnés à faire preuve de discernement et à ne pas se laisser submerger par l’aspect superficiel du monde virtuel. « Les réseaux sociaux peuvent être une belle opportunité, mais ils ne doivent jamais devenir une prison », conclut-elle.



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