Passer des vidéos humoristiques sur Instagram aux grands écrans du cinéma n’a pas été un chemin facile pour Fatou Guinea. Habituée à faire rire son public en quelques secondes avec des sketchs improvisés, elle a dû relever de nouveaux défis lorsqu’elle a décidé de franchir la porte du cinéma. Ses premiers pas sur les plateaux de tournage ont été marqués par des leçons, des moments de doute, mais aussi de grandes réussites. Voici un aperçu des coulisses de cette transition.
Si l’on pense que l’humour sur Instagram et les plateaux de cinéma se ressemblent, la réalité est bien différente. Et Fatou l’a découvert dès son premier tournage. « J’étais habituée à tourner des vidéos en quelques minutes, où l’improvisation faisait tout. Sur un plateau de cinéma, chaque détail compte, et tout prend du temps, » raconte-t-elle.
Entre journées de tournage, souvent longues et éprouvantes, elle a dû s’adapter à un rythme soutenu, où la rigueur est de mise. Fini les vidéos rapides filmées avec son téléphone, ici, chaque scène demandait plusieurs prises et une grande précision. « Je me suis rendu compte que faire une scène de deux minutes pouvait prendre des heures. Il fallait être patient, concentré, et surtout ne jamais se relâcher, » explique-t-elle.
Jouer un rôle sans perdre son identité
Pour Fatou, l’un des plus grands défis a été d’incarner des personnages tout en gardant ce qui fait sa force : sa personnalité naturelle. « Je ne voulais pas perdre ce qui me définit. J’avais peur de devenir un personnage trop éloigné de moi-même, ». Ce n’est pas évident de jongler entre les attentes d’un réalisateur, le scénario à respecter, et l’envie de rester fidèle à soi-même.
J’ai dû apprendre à trouver un équilibre entre ces différentes exigences. « J’ai vite compris que je devais apporter ma touche personnelle, tout en respectant les codes du cinéma. C’est là que l’improvisation m’a beaucoup aidée. Parfois, j’ajoutais une petite réplique ou un geste inattendu, et le réalisateur adorait ça ! » Une approche qui m’a permis de rendre mes personnages plus authentiques et vivants.
La pression des premiers rôles
Intégrer un casting pour un film est une chose, mais se retrouver face à des acteurs expérimentés et reconnus en est une autre. Fatou s’est retrouvée aux côtés de grands noms comme François Cluzet et Audrey Lamy, et cette expérience a été intimidante au début. « Je me demandais si j’étais à la hauteur. J’ai beaucoup appris en les observant. Ils ont cette façon de rester concentrés tout en gardant une énergie incroyable. »
Au-delà de la pression de travailler avec des stars du cinéma, Fatou devait aussi gérer les attentes du public, qui la connaissait avant tout comme une influenceuse. « Les gens me voyaient comme la fille qui fait rire sur Instagram, mais au cinéma, il fallait montrer une autre facette de moi. Ce n’était pas simple de casser cette image. »
Bien qu’elle ai toujours su comment nous surprendre avec ses vidéos, au cinéma, l’enjeu était pour elle de se renouveler constamment, tout en restant captivante sur une durée plus longue. Elle raconte avoir dû travailler sur ses expressions, son langage corporel et ses silences. « Sur Instagram, tout est dans la rapidité. Au cinéma, on doit parfois jouer une émotion sans rien dire. C’était un défi énorme pour moi. »
Petit à petit, elle a trouvé sa place, apprenant de chaque rôle, de chaque expérience. Ses premiers pas au grand écran ont été un véritable apprentissage, et Fatou a su montrer qu’elle avait sa place dans ce milieu.



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