Aubervilliers est souvent évoquée dans les médias pour ses défis : densité, mixité, logements, trafic mais aussi pour ses réussites, celles de ceux qui viennent de là-et-ici et qui créent leur chemin. Pour montrer que la banlieue ne dicte pas l’avenir, voici dix personnes ou projets qui parlent fort, incarnent le possible, et donnent de l’espoir.
Des voix, des visages, des chemins
- Fatou Guinea — née à Aubervilliers, elle construit un parcours hybride : influenceuse, actrice, entrepreneuse. Elle incarne le “je viens d’ici, je vais loin” par ses vidéos, ses rôles dans Validé et La Brigade, son livre “Trace ta route”, et son restaurant Djaam.
- Le lycée Le Corbusier — dans ce lycée, malgré les difficultés sociales, les élèves réussissent au bac à des taux de mention élevés. Le projet pédagogique et le climat scolaire y ont joué un rôle déterminant.
- Action Réussite — association d’Aubervilliers qui intervient dans l’orientation scolaire, le soutien aux jeunes, le développement personnel. C’est un maillon essentiel pour aider ceux qui doutent ou cherchent des moyens de faire bouger leur vie.
- Théâtre de la Commune & structures culturelles — le Théâtre de la Commune, les Laboratoires d’Aubervilliers, les espaces culturels locaux : ils offrent des scènes, des ateliers, des portes d’entrée pour la création, pour les artistes du territoire.
- Musée précaire Albinet — créé par l’artiste Thomas Hirschhorn, ce musée “hors les murs” dans une cité, qui fait venir des œuvres majeures au pied des tours, montre que la culture peut être partout et toucher tous les publics.
- Jeunes entrepreneurs du 93 — ceux qui lancent des commerces de proximité, des services culturels, des concepts comme Djaam ou autres initiatives, souvent avec peu de moyens, mais beaucoup de volonté.
- Présidents d’associations locales — ceux et celles qui tiennent les structures de soutien scolaire, d’accompagnement social ou artistique, que ce soit dans le numérique, le théâtre ou la médiation.
- Sportifs de Seine-Saint-Denis — jeunes footballeurs, athlètes, champions locaux qui malgré les infrastructures parfois limitées, font les Jeux, les compétitions, sortent du lot.
- Artistes de rue, graffeurs, danseurs — ceux qui trouvent dans la rue, les quartiers, les ateliers municipaux, un endroit pour créer, s’exprimer, se faire connaître.
- Les habitants eux-mêmes — ceux qui s’engagent dans la vie locale (action citoyenne, culture, environnement). Par exemple, la mobilisation pour sauver les jardins ouvriers des Vertus ou les manifestations culturelles locales montrent que la communauté se bouge pour améliorer le cadre de vie.
Pourquoi ces trajectoires comptent ?
Ces parcours partagent des fils rouges : persévérance, entraide, audace. Ils rappellent qu’Aubervilliers est fertile de talents, de rêves, d’engagements pas malgré ses difficultés, mais souvent à cause d’elles. Pour Fatou, cette ville est plus qu’un décor : c’est la matière première de son identité, un espace de départ, mais aussi d’inspiration.



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