Fatou Kaba l’a souvent répété : elle en avait assez de voir la gastronomie africaine cantonnée aux repas festifs ou aux clichés exotiques. Pour elle, il est temps que les plats africains soient perçus comme ceux de toutes les cuisines du monde : simples, bons, nourrissants et prêts à être consommés sans occasion particulière.
Avec Djaam, elle a donc décidé de casser les codes. Oubliez les repas interminables du dimanche ou les plats réservés aux grandes cérémonies. Ici, l’idée est de proposer une cuisine africaine moderne, pensée pour le quotidien des habitants d’Aubervilliers, de Paris et, demain, au-delà.
L’objectif est clair : démocratiser des saveurs qui, trop souvent, sont méconnues ou marginalisées. Du thiéboudiène sénégalais au yassa poulet, en passant par des créations revisitées, Djaam veut montrer qu’on peut savourer l’Afrique sur un plateau du midi comme on le fait avec une pizza ou un kebab.
Au-delà de l’assiette, Djaam est aussi un projet social et culturel. C’est une passerelle entre générations et communautés. Fatou veut en faire un lieu de rencontre, un espace où la cuisine devient un prétexte pour créer du lien et raconter des histoires.
Et si demain, commander un mafé devenait aussi banal que demander un burger ? C’est le pari audacieux de Fatou et de son équipe.



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